L'approche que la Tunisie préconise pour assurer le développement
durable prévoit cinq dimensions essentielles :
conservation des ressources naturelles, bases du développement,
en luttant contre toute forme de dégradation quantitative et en
promouvant les pratiques de gestion rationnelle et d'utilisation
durable de ces ressources,
préservation de la qualité de ces ressources considérées comme
élément de compétitivité économique et sociale en luttant contre
toute forme de détérioration et de contamination de ces
ressources,
amélioration de la qualité du cadre de vie des citoyens en
milieux urbains et ruraux en luttant contre la pauvreté, les
sources d'atteinte à la santé et en développant la qualité des
ressources humaines,
développement économique dans une optique d'équilibre entre les
différents secteurs, les différentes régions et dans
l'utilisation des ressources et des écosystèmes par la promotion
de l'éco-développement participatoire.
meilleure
compétitivité pour toutes les entreprise tunisiennes dans tous
les secteurs de développement et une mise à niveau des
équipements d'infrastructure et de superstructure du territoire
pour bien profiter des opportunités de la sous-traitance
économique et de service mondiale
Quant à l'approche politique, elle devrait concerner toutes les
actions de développement et les interactions au niveau de la
législation, de la planification, de l'exécution et du suivi. Elle
devrait également considérer le rôle important de la science et de
la technologie, et du secteur productif comme premier utilisateur de
leurs résultats.
Une attention particulière devrait être donnée au public en général
en tant que consommateur et utilisateur des ressources naturelles, à
la dynamique sociale et aux changements dans les attitudes de
consommation.
Ainsi, cette approche ne peut se limiter au législateur, au décideur
et à l'exécuteur mais englobe une panoplie d'intérêts sociaux et
d'acteurs du développement, en particulier les structures non
gouvernementales.
Ce système d'approche globale du développement durable ne devrait
pas réduire le rôle du gouvernement et des services publics mais au
contraire le renforcer graduellement, le modifier en mettant
l'accent sur certaines fonctions. Cependant, les décideurs en
étroite relation avec les structures législatives ont une première
responsabilité, celle de définir la politique cadre du développement
durable, d'encadrer, de suivre la mise en oeuvre de cette politique
et d'exécuter les activités ayant une signification stratégique et
ne pouvant être tributaires des aléas du marché.
C'est dans cette perspective que Monsieur le Président de la
République a décidé de constituer une Commission Nationale de
Développement Durable qui a pour rôle d'aider le gouvernement à
définir des politiques et en particulier de suivre la mise en oeuvre
et d'améliorer la coordination de ces politiques comme supports au
développement durable.