Chercher le site
 

retour

 
 

Contrôle de la qualité de l'air  

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cadre institutionnel
de la surveillance  de la qualité de l’air

Le Ministère de l’Environnement et du développement durable  a la charge d’élaboration de la stratégie nationale de surveillance, de prévention et de lutte contre la pollution de l’air. Il élabore la législation et développe le cadre institutionnel, en établissant des partenariats avec l’ensemble des opérateurs concernés. Le Ministère a initié un programme visant le renforcement des  capacités et la formation d’experts dans les  domaines du contrôle et de l’évaluation des impacts sur l’environnement et sur la santé publique.

 

L’Agence Nationale de Protection de  l’Environnement (ANPE) dispose d’un réseau de stations fixes  implantées dans les grands pôles urbains lui permet de surveiller en continu, la qualité de l’air. Un programme d’extension de ce réseau national va permettre de doter la Tunisie d’un outil de suivi régulier  et de prévision à court terme de la qualité de  l’air ambiant.

Le Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis (CITET) joue  le rôle de prestataire de services en matière d’expertise, de conseil, d’analyse et d’élaboration  de procédures de contrôle de la qualité de l’air ambiant et à l’émission. Les moyens techniques et le savoir-faire du CITET, constituent un outil de référence national  en matière de contrôle et de suivi de la qualité  de l’air.

Le CITET peut, moyennant des conventions d’assistance technique, aider les industriels à se doter d’un système d’auto-contrôle déclaratif pour répondre aux normes.

 

Situation actuelle

La qualité de l’air en Tunisie est qualifiée,  jusqu’à présent, d’assez bonne dans son ensemble. Des situations critiques peuvent  apparaître de temps en temps sous des conditions  climatiques particulières, au niveau des  grands croisements routiers et dans certaines  zones situées à proximité d’industries polluantes (Tunis, Sfax, Gabès, Bizerte). Ce changement  progressif de la situation a conduit à  une prise de conscience du public et des autorités  locales et nationales.

C’est ainsi qu’une réglementation et une normalisation  appropriées ont été élaborées et la  législation continue d’évoluer pour toucher  plusieurs domaines comme le trafic automobile  et les secteurs industriels.


Contribution du programme national de suivi de la qualité de l’air

Le dispositif de surveillance vise principalement la protection de la santé publique et de  l’environnement. Il assure les principales fonctions suivantes :

          le suivi spatio-temporel de la pollution atmosphérique ;


          la mise en place de procédures d’assurance  qualité pour garantir la fiabilité de l’ensemble  des chaînes de mesure ;


          la prévision et prévention des épisodes aigus ou subaigus;


          l’information des autorités locales, nationales et du public;


          la participation à l’effort national et international de protection de l’atmosphère. 

Pour soutenir ce programme, le Ministère de l’Environnement et du développement durable  a pris un certain nombre de mesures et mis en place des moyens parmi lesquels on  peut citer:

          l’élaboration d’un cadre institutionnel et  juridique adéquat;


          la création d’une structure et des comités  sectoriels pour le suivi et la mise en œuvre  des accords et engagements de la Tunisie à  l’échelle régionale et internationale (conventions  et protocoles relatifs aux changements  climatiques et à la couche d’ozone);


          l’assistance financière (FODEP) et technique  (CITET) pour la lutte contre les émissions  polluantes;


          le renforcement des capacités et la formation  des spécialistes dans le domaine de la pollution  atmosphérique;


          la création du réseau national de suivi de la  qualité de l’air ambiant avec 25 stations fixes  à l’horizon 2006 dans les gouvernorats de  Tunis, Sfax, Gabès, Bizerte, Sousse, Gafsa et  Kairouan; pour définir qualitativement et  quantitativement la qualité de l’air ambiant  et fournir une information continue et régulière  tout en suivant l’évolution des indicateurs  établis à cet effet,


          la création d’un laboratoire de référence spécialisé  doté des moyens humains et matériels  appropriés et en fournissant  une assistance technique aux industriels  pour atteindre les objectifs de qualité requis par les normes.


Résultats du contrôle continu et perspectives

 Le réseau national de suivi et le laboratoire  spécialisé fournissent des indices primaires  reflétant la situation générale de la qualité de  l’air dans les zones couvertes. Ces indices  montrent de grandes variations dans les  concentrations en polluants gazeux tels que  les oxydes d’azote, les oxydes de carbone,  l’oxyde de soufre et l’ozone ainsi que les  matières en suspension dans les milieux  urbains. Ces émissions résultent essentiellement  des activités industrielles et des moyens  de transport urbains.  Le suivi et le monitoring continus de la qualité  de l’air au niveau les stations fixes :

          L’influence remarquable des moyens de  transport dans certaines zones, d’après l’augmentation des quantités  d’oxydes d’azote, d’oxydes de soufre et  d’oxyde de carbone dans l’air et ce pendant  les heures de pointe et en dehors des jours  de repos hebdomadaires.


          Le respect des limites extrêmes de la norme  tunisienne relative à la qualité de l’air ambiant (la NT 106-004)


          L’augmentation relative des concentrations  des particules en suspension et de l’ozone  durant la période  estivale. 

Pour renforcer et développer le dispositif mis en place, d’autres mesures seront prises,  parmi lesquelles on peut énumérer :


          La formation et le renforcement des capacités  pour répondre aux demandes publiques et privées de mesures et d’expertises.


          L'achèvement de l’élaboration de la réglementation limitant  les émissions industrielles et l’instauration  d’un système de contrôle régulier.


          L’élaboration de la réglementation sur les  combustibles industriels.


          La révision du dispositif de contrôle des  émissions des véhicules automobiles.


          La mise à la disposition des opérateurs des outils de prévision fiables sur la qualité de l’air et les risques de pollution atmosphérique.  La mise en place d’un système de gestion des   données recueillies et d’information sur la  mise en place de mécanismes de financement adaptés à la lutte contre la pollution  atmosphérique.