Les
actions menées sur terrain ont visé principalement l’arrêt des
sources de pollution et la réalisation des travaux préparatoires
liés au projet.
Toutes les
usines NPK de transformation du phosphate ont été fermées depuis le
début des années 1990. Les zones industrielles La poudrière I et II,
attenantes à ces usines, ont été réhabilités et réaménagées. Elles
ont été raccordées au réseau d’assainissement et 70% des entreprises
industrielles ont été équipées en unités de traitement primaire.
Les
anciens bâtiments de la NPK ont été détruits et une grande partie du
littoral, situé à proximité, a été nettoyée. Une rocade en direction
de Sidi Mansour a été construite et une première tranche du projet
du parc public « Montazah Al Khalij » a été réalisée.
Le
projet en soi est composé de deux phases une première phase de
dépollution et ensuite la phase d’aménagement. Le coût de la phase
de dépollution est estimé à 91 millions de dinars. La durée des
travaux est de vingt huit mois.
Les
travaux de dépollution permettent de gagner des terrains sur la mer
après remblaiement, la surface d’intervention du projet est de 260
ha dont 32 ha de terrains existants.
Le plan
d’aménagement de la zone, centre urbain Taparura, comprend trois
entités :
-
L’aménagement d’un parc urbain important de 72 ha sur le dépôt
de phosphogypse après son ramassage, son isolement et sa
couverture avec du remblai. La hauteur de ce parc est de 15m au
dessus du niveau de la plate forme.
-
L’aménagement d’une promenade de longueur approximative de 3km
le long de la plage réhabilité d’un côté et la route de corniche
projetée de l’autre côté.
-
L’aménagement d’espaces pour musée océanographique, aquarium,
aqualand et club nautique.

BIZERTE
Une étude
sur la dépollution du bassin versant du lac de Bizerte a démarré en
2003. Elle comprend trois phases. La troisième et dernière phase de
l’étude vient d’être achevée. Des cahiers de charges techniques pour
la dépollution des principales unités industrielles polluantes sont
élaborées. Des actions de dépollution et d’aménagement du lac sont
proposées. Un plan de suivi du plan d’eau est aussi proposé.
Une
étude sur l’amélioration de la qualité de l’air à Bizerte a démarré
depuis 2004. La première phase de l’étude a été achevée. L’objectif
de cette étude est d’inventorier toutes les sources de pollution
atmosphérique de la région et d’évaluer l’impact sanitaire et
environnemental de ces émissions.
KASSERINE
La Société
Nationale de Cellulose et de Papier Alfa (SNCPA) a été créée en
1959. Elle est la première industrie cellulosique en Tunisie. Elle
est implantée à Kasserine.
L’usine
de la SNCPA produit de la pâte à papier à base d’Alfa pour
exportation, et du papier à partir de pâte importée pour le marché
local.
Pour
les besoins de l’usine de pâte, la SNCPA a produit entre 1963 et
1998 de la soude, du chlore, de l’acide chlorhydrique et de
l’hypochlorite de calcium dans une unité d’électrolyse utilisant un
procédé à mercure. Durant cette période, des quantités importantes
de mercure ont été déversées directement dans le milieu récepteur.
Cette unité a été abandonnée en 1998 et remplacée par une unité à
membrane non polluante.
Soucieux de l’impact des rejets de mercure sur l’environnement, le
gouvernement tunisien a entrepris en 1998 une étude préliminaire
pour déterminer la zone potentiellement contaminée par ces rejets et
leur impact sur l’environnement.
Une
étude d’Avant Projet Détaillé est en cours. Elle consiste
essentiellement en :
-
La caractérisation d’une manière détaillée de la contamination
du site et des équipements par le mercure : délimitation des
zones contaminées et estimation des quantités de mercure dans
ces différentes zones.
-
L’évaluation de l’impact potentiel de la contamination par le
mercure sur la santé et l’environnement.
-
Le choix d’une solution de dépollution optimale.
Cette
étude d’APD est financée par l’Agence Canadienne de Coopération
Internationale (ACDI). La première phase de cette étude est achevée.
GAFSA
La
Compagnie des phosphates de Gafsa
(CPG) a élaboré une étude de
diagnostic de la situation environnementale dans la région et de
l’impact socio-économique de la boue générée par les lavoirs
d’enrichissement du phosphate, cette étude propose également des
scénarios pour la gestion écologique de la situation.
Le
scénario adopté récemment consiste à stocker ces déchets dans des
décharges aménagées sur des sites ayant des caractéristiques
géologiques et topographiques bien précises et adaptées. Ce scénario
permet notamment de récupérer 25% des quantités d’eaux usées.
Parallèlement, la CPG a entamé l’élaboration d’un cahier des charges
et la préparation d’un appel d’offres pour l’aménagement d’une
décharge destinée au dépôt de la boue provenant des lavoirs de
Redeyef (village dans le gouvernorat de Gafsa sud-ouest de la
Tunisie), pour expérimenter le scénario proposé par l’étude visant à
protéger la région des dangers qui la menacent. Les travaux de
réalisation de la décharge devraient démarrer début 2004.
Sur un
autre plan, la CPG se propose d’intensifier le recours au gaz
naturel, au lieu du fuel lourd, pour le séchage de quantités de
phosphates destinées à l’exportation. Cette solution favorisera
notamment la réduction des émissions de gaz nocifs.
