Chercher le site
 





 

 

Dossiers de l'année  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2005 L'année nationale de la lutte contre la pollution par les déchets plastiques

 

 

Dans le cadre des efforts pour la propreté et la protection de l'environnement et  sur instructions de Monsieur le Président de la République  Zine El Abidine BEN ALI une commission technique composée des différents partenaires concernés a été créée pour :

 

·        Mettre en place un plan d'action dont le but est la lutte contre la pollution par les déchets plastiques;

 

·        Conférer plus d'efficacité aux interventions programmées pour atteindre les objectifs souhaités dans ce domaine .

 

 

Les activités de cette commission portent essentiellement sur :

 

·        L'évaluation de l'état actuel sur les plans scientifique, juridique, interventions sur terrain et sensibilisation;

 

·        L'élaboration d'études et d'analyses scientifiques;

·  La proposition de suggestions pour une lutte plus efficace contre la pollution et les nuisances générées par les plastiques.

 

Quelques chiffres évocateurs

·   Le taux d'utilisation des bouteilles en verre par rapport aux bouteilles en plastique est passé de

 

                        30% à la fin des années 90 à 10% actuellement ;

 

·  Le nombre des bouteilles en plastique (eau minérale, lait, boissons gazeuses)  est d’environ  

                      

                              700 millions de bouteilles par an ;

 

·   La quasi-totalité des sacs distribués notamment dans les grandes surfaces sont en plastique ;

 

·    Le plastique utilisé dans le secteur agricole (serres)  est d'environ  

 

                                  8  millions de tonnes par an.

 

 

Décisions Présidentielles

1)      Proclamation de l'année 2005 : année nationale de la lutte contre la pollution par les déchets plastiques;

 

Un partenariat avec les ONG a démarré le 14 mars 2005 dans le cadre d'une convention entre le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable et 95 ONG oeuvrant dans le secteur. Elle porte sur :

 

§        L'organisation de campagnes de sensibilisation et de mobilisation des citoyens pour le ramassage et la collecte des emballages plastiques;

 

§        La distribution des couffins traditionnels dans les marchés hebdomadaires (en remplacement des sacs plastiques) .

 

 

 

2)      Interdiction de l'importation, de la fabrication et de la distribution des sacs en plastique à bretelles non conformes aux Normes Tunisiennes ( 22.44-22.45) ;

 

 

3)      Mise en place d'un système de collecte rémunérée du plastique utilisé dans le secteur agricole depuis Janvier 2005;

                           Tarification retenue : 150 DT la tonne ( 1$=1,28 DTU)

 

 

 

4)      Changement des sacs plastiques distribués gratuitement par les grandes surfaces par d'autres sacs en plastique et en papier ;

 

 

5)      Etudier les encouragements à accorder aux  entreprises de mise en bouteille d'eau minérale ou de boissons gazeuses à l'utilisation des bouteilles en verre ;

 

 

6)      Interdiction de l'utilisation des bouteilles d'eau minérale ou de boissons gazeuses en plastique dans les restaurants luxueux et les hôtels ;

 

 

7)      Lancement d'une opération pilote consistant à encourager le citoyen à retourner les bouteilles en plastique vides utilisées aux points commerciaux et à mettre en place des poubelles spécifiques ;

 

 

 

Dans ce cadre, un système nommé "CHEB"  , dont les initiales en arabe coïncident avec "RESEAU DES AMIS DE L'ENVIRONNEMENT" a été mis en place depuis le 15 mars 2005 , 

 

Il consiste en :

 

-          La mobilisation des foyers à collecter et remettre les bouteilles en plastique chez les épiciers

 

-         La création de petites entreprises tenues par des jeunes diplômés (actuellement 34 entreprises) ;

 

-         La collecte des emballages et des déchets en plastique à la source ( les épiceries, magasins, syndicats des immeubles) .

 

Ce système appui le système public de reprise et de valorisation des emballages utilisés, déjà existant ECO-Lef  .

 

Des concours sont organisés pour les adhérents à ce système. Des prix  (5 voitures, des bicyclettes, des ordinateurs des caméras numériques etc...) sont décernés aux premiers ;

 

 

8)      Mise en place de poubelles dans les villes pour encourager la collecte spontanée  des emballages en plastique;

 

 

 

9)      Mise en oeuvre d'un programme spécifique de sensibilisation pour accompagner la bonne exécution de ces mesures;

 

 

 

10)   Constitution d'une commission nationale mixte composée des différents partenaires concernés,  sous le patronage du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable pour assurer le suivi de la bonne exécution de ces mesures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Tunisie et le PAM, Coopération exemplaire pour le développement durable

 

Nadhir HAMADA. Ministre de l'environnement et du

développement durable

La Tunisie accorde, sous la conduite de son excellence Le Président de la République Tunisienne, une importance primordiale à la mise en place des stratégies et des actions assurant le développement durable, en collaboration avec tous les pays riverains de la mer méditerranée.

Le PAM, avec les programmes qui lui sont associés, représente l'un des cadres de coopération régionale les plus intéressants pour la Tunisie. En effet, le Plan d’Actions pour la méditerranée, a permis, depuis sa mise en place, d’améliorer les conditions de vie des peuples riverains, notamment par le renforcement marqué des actions visant la protection de la mer, de ses écosystèmes et de ses ressources naturelles. Il a permis, également, d’instaurer un cadre idéal assurant une meilleure coopération entre les différents pays méditerranéens en matière de préservation de l’environnement côtier.

Le progrès économique et social que connaissent tous les pays de la région confère au  PAM un rôle, de plus en plus important dans la protection de cette zone contre la pollution et la dégradation de ses ressources naturelles.

En dépit de sa faible étendue géographique, la méditerranée a su, ces dernières années, se procurer une place de choix dans l’économie mondiale. Le poids économique et social croissant de la zone découle, notamment, d’une activité industrielle intense (10ème valeur ajoutée industrielle du monde) et du développement touristique que connaissent les pays côtiers méditerranéens. Ce progrès a intensifié la pression anthropique exercée sur les écosystèmes marins et a engendré, dans plusieurs pays méditerranéens, de graves incidents écologiques, qui se sont traduits par des problèmes de pollution marine et l’appauvrissement de la biodiversité méditerranéenne.

L’envergure de ces problèmes environnementaux, et leur amplification progressive, qui s’est effectuée parallèlement au développement socio-économique des pays méditerranéens, a suscité un intérêt croissant au fil des années et a imposé  la coopération des pays riverains afin de mieux déceler et identifier les sources de dégradation de l’environnement méditerranéen et de coordonner les actions pour atténuer les effets engendrés par les activités anthropiques, lutter contre la pollution marine et la dégradation des écosystèmes côtiers en méditerranée. 

Depuis sa création, le PAM a contribué activement à définir les défis auxquels sont confrontés tout les pays de la région et à améliorer la coopération méditerranéenne, en matière de préservation du littoral méditerranéen. A l’égard de la plupart des pays riverains, la Tunisie par sa forte implication dans les projets inhérents au PAM, a bénéficié de beaucoup d'avantages et d’incitations dans le domaine de l’environnement marin. Ce qui lui a permis, de mettre en place des mécanismes, des stratégies et des plans d’actions efficaces pour  l’application des méthodes de production propre, de contrôle des rejets telluriques et améliorer la protection et la gestion de la zone littorale. Ces actions, menées dans le cadre du PAM, sont venues renforcer les efforts déployés à l’échelle nationale pour l’amélioration des conditions de vie de la population côtière et leur permettre de tirer le meilleur profit de la richesse naturelle méditerranéenne toute en vivant en synergie avec leur environnement. 

Également, nous avons pu constater que dans les tous les programmes menés dans le cadre du PAM, les actions visant la gestion des problèmes environnementaux ont été basées sur les approches du développement durable. Plusieurs moyens et outils ont été mis à la disposition des pays, pour une meilleure intégration des aspects environnementaux dans les activités économiques et industrielles. On cite à cet effet la gestion intégrée du littoral qui subit une pression croissante due aux diverses activités économiques et urbaines. Également, on notera l’intérêt croissant accordée à la gestion rationnelle des ressources naturelles sensibles telles que l'eau et les ressources marines vivantes, ou d'autres domaines de développement, mis en relief par l'Agenda Med 21 adopté à Tunis par la conférence ministérielle "Med 21" en Novembre 1994, ou proposés par la Commission Méditerranéenne du Développement Durable (CMDD).

C'est à travers  sa participation à l'élaboration de ces moyens et outils régionaux pour le développement durable, et aux travaux de la CMDD, que la Tunisie a acquis un certain savoir-faire en matière de mise en pratique des approches du développement durable, sectoriellement et territorialement. C'est ainsi que "l'Agenda 21 National" a été élaboré en s'inspirant de "l'Agenda Med 21"; les guides sectoriels de développement durable représentent une adaptation aux réalités tunisiennes de certaines propositions d'actions issues de la CMDD. D’autre part, l'Observatoire Tunisien de l'Environnement et du Développement Durable (OTEDD) est  une adaptation tunisienne de l'observatoire méditerranéen localisé an centre du Plan Bleu pour assurer le suivi de l'état de l'environnement et la mise en œuvre du développement durable au niveau national en utilisant des indicateurs appropriés élaborés dans le cadre de la coopération avec le PAM. Cette coopération continue à travers l'élaboration de la stratégie tunisienne du développement durable qui vise la mise à jours de "l'Agenda 21 National" et l'identification des approches les plus opportunes pour mieux répondre aux besoins de la mondialisation en garantissant à l'économie nationale et aux entreprises productives du pays l'immunité nécessaire, en terme d’innovation technologique, de respect de l’environnement et de compétitivité.

Outre ces programmes élaborés dans le cadre du PAM, la Tunisie a entrepris plusieurs initiatives innovantes pour une meilleure protection de l'environnement et une application réelle du développement durable au niveau local et régional. Une de ces initiatives étant l'élaboration pour chaque région du pays (24 régions), selon un processus participatif, d'un Programme Régional pour l'Environnement (PRE). Ce programme, s’inspirant des caractéristiques socio-économiques et environnementales de la région, définit les défis au développement durable et propose les actions prioritaires à entreprendre pour renforcer la contribution de la région aux efforts  du développement du pays. On signalera, à ce propos, l’élaboration des indicateurs régionaux de l’amélioration des conditions de vie (IRACOV). Ces indicateurs présentent, actuellement un intérêt primordial pour la définition des priorités régionales, aussi bien sur le plan socio-économique que sur le plan environnemental. 

La seconde initiative est le démarrage du programme "Rivages de Tunisie" qui vise la préservation des sites et paysages côtiers splendides selon une approche de gestion intégrée qui allie les atouts des espaces terrestres et marins au niveau de chaque site. Le PAM est, ainsi, invité à orienter ses programmes vers les spécificités locales des pays de la région ce qui lui permettrait de diversifier et d'approfondir davantage ses apports aux pays méditerranéens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise en œuvre du Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) en Tunisie

 

La Tunisie a signé la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques  dès son adoption en 1992 et l’a ratifiée en juillet 1993. De plus, la Tunisie a adhéré au Protocole de Kyoto en juin 2002. 

Avant l’entrée en vigueur de la CCNUCC, la Tunisie a initié une politique environnementale et énergétique à même de contribuer à l’effort mondial de lutte contre les effets adverses des changements climatiques. Cette politique s’est appuyée sur la gestion écologiquement rationnelle des déchets, la maîtrise de l’énergie, la promotion des énergies renouvelables et le développement de la couverture végétale et forestière. 

Depuis sa ratification de la CCNUCC, la Tunisie a consenti des efforts continus dans la mise en œuvre de cette convention et a capitalisé des acquis importants dont notamment :

-         La préparation de la communication nationale en novembre 2001 ;

-         La réalisation de l’inventaire national des émissions de GES pour les années 1994 et 1997 pour l’ensemble des secteurs concernés et l’année 2000 pour le secteur de l’énergie ;

-         L’évaluation des potentiels d’atténuation des émissions de GES pour les secteurs de l’énergie, l’agriculture, les forêts, les changements d’affectation des sols et les déchets ;

-         La réalisation d’études de vulnérabilité et d’adaptation aux effets adverses des changements climatiques. 

Par ailleurs, et dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto, plusieurs activités ont été initiées visant la mise en place des conditions favorables à l’exploitation du potentiel d’atténuation des émissions de GES et le développement de projets dans le cadre du Mécanisme de développement propre (MDP) dont :

*          L’élaboration d’un portefeuille de projets d’atténuation des émissions de GES en Tunisie dans les secteurs de l’énergie, du transport, de gestion des déchets et des forêts ;

*         L’élaboration d’un portefeuille de projets admissibles au mécanisme pour un développement propre dans le secteur de l’énergie ;

*          La mise à jour du potentiel d’atténuation des GES dans le domaine de l’énergie ;

*          L’élaboration de 2 descriptifs de projets (PDD) relevant du MDP : un projet de ferme éolienne de 90 MW et un projet de cogénération dans une cartonnerie.

*          L’élaboration d’un portefeuille de petits projets MDP pouvant être mis en œuvre rapidement par les acteurs nationaux;

*          L’identification de projets MDP dans le secteur des déchets ;

*         La mise en place, en décembre 2004, de l’Autorité Nationale Désignée (AND) dont le rôle est de vérifier la conformité des projets proposés dans le cadre du MDP aux critères nationaux de développement durable et d’émettre les actes d’approbation en cas de satisfaction de ces critères. 

Afin d’améliorer le positionnement de la Tunisie sur le marché mondial du carbone, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, qui abrite le secrétariat permanent de l’AND, a consenti, depuis l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, des efforts soutenus pour faire connaître, à l’échelle internationale, les opportunités nationales d’investissement dans des projets MDP.

Ainsi, un accord avec la Banque Mondiale est en cours de finalisation afin de financer trois projets MDP en Tunisie, à savoir : 

-         Un projet de captage et de torchage du méthane dans la décharge contrôlée du Grand Tunis permettant d’éviter l’émission de 4,7 millions de tonnes équivalent CO2 sur une période de 10 ans allant de 2006 à 2015;

-         Un projet de captage et de torchage du méthane dans neuf décharges municipales contrôlées réparties sur tout le territoire national permettant l’évitement de 4,9 millions de tonnes équivalent CO2 sur une période de 10 ans allant de 2007 à 2016 ;

-         Un projet de réduction des émissions d’oxyde nitreux (N2O) dans les unités de fabrication d’acide nitrique relevant du Groupe Chimique Tunisien  Ce projet permettra d’éviter l’émission de 1,8 millions de tonnes équivalent CO2 sur la période 2006-2015.