Décisions
Présidentielles
1)
Proclamation
de l'année 2005 : année nationale de la lutte contre la
pollution par les déchets plastiques;
Un partenariat avec les ONG a démarré le 14 mars 2005 dans le cadre d'une convention entre
le Ministère de l'Environnement et du Développement
Durable et 95 ONG oeuvrant dans le secteur. Elle
porte sur :
§
L'organisation de campagnes de sensibilisation et de
mobilisation des citoyens pour le ramassage et la
collecte des emballages plastiques;
§
La
distribution des couffins traditionnels dans les
marchés hebdomadaires (en remplacement des sacs
plastiques) .

2)
Interdiction
de l'importation, de la fabrication et de la
distribution des sacs en plastique à bretelles non
conformes aux Normes Tunisiennes ( 22.44-22.45) ;
3)
Mise en
place d'un système de collecte rémunérée du plastique
utilisé dans le secteur agricole depuis Janvier 2005;
Tarification retenue : 150 DT la tonne ( 1$=1,28 DTU)

4)
Changement
des sacs plastiques distribués gratuitement par les
grandes surfaces par d'autres sacs en plastique et en
papier ;

5)
Etudier les
encouragements à accorder aux entreprises de mise en
bouteille d'eau minérale ou de boissons gazeuses à l'utilisation des bouteilles en verre ;
6)
Interdiction
de l'utilisation des bouteilles d'eau minérale ou de
boissons gazeuses en plastique dans les restaurants
luxueux et les hôtels ;
7)
Lancement
d'une opération pilote consistant à encourager le
citoyen à retourner les bouteilles en plastique vides
utilisées aux points commerciaux et à mettre en place
des poubelles spécifiques ;

Dans ce cadre, un système nommé "CHEB" , dont les initiales en arabe coïncident
avec "RESEAU DES AMIS DE L'ENVIRONNEMENT" a été
mis en place depuis le 15 mars 2005 ,
Il consiste en :
-
La mobilisation des foyers à collecter et remettre
les bouteilles en plastique chez les épiciers
-
La création
de petites entreprises tenues par des jeunes
diplômés (actuellement 34 entreprises) ;
-
La collecte
des emballages et des déchets en plastique à la
source ( les épiceries, magasins, syndicats des
immeubles) .
Ce système appui le système public de
reprise et de valorisation des emballages utilisés, déjà
existant
ECO-Lef .
Des concours sont organisés pour les
adhérents à ce système. Des prix (5 voitures, des
bicyclettes, des ordinateurs des caméras numériques
etc...) sont décernés aux premiers ;
8)
Mise en
place de poubelles dans les villes pour encourager la collecte spontanée des emballages en plastique;

9)
Mise en
oeuvre d'un programme spécifique de sensibilisation
pour accompagner la bonne exécution de ces mesures;

10)
Constitution d'une commission nationale mixte composée
des différents partenaires concernés, sous le patronage
du Ministère de l'Environnement et du Développement
Durable pour assurer le suivi de la bonne exécution
de ces mesures.

|
La Tunisie et le PAM,
Coopération exemplaire pour le développement
durable |
 

 |
| |
Nadhir HAMADA. Ministre de l'environnement
et du
développement durable |
La Tunisie accorde, sous la conduite de son
excellence Le Président de la République Tunisienne,
une importance primordiale à la mise en place des
stratégies et des actions assurant le développement
durable, en collaboration avec tous les pays riverains
de la mer méditerranée.
Le PAM, avec les programmes qui lui sont
associés, représente l'un des cadres de coopération
régionale les plus intéressants pour la Tunisie. En
effet, le Plan d’Actions pour la méditerranée, a permis,
depuis sa mise en place, d’améliorer les conditions de
vie des peuples riverains, notamment par le renforcement
marqué des actions visant la protection de la mer, de
ses écosystèmes et de ses ressources naturelles. Il a
permis, également, d’instaurer un cadre idéal assurant
une meilleure coopération entre les différents pays
méditerranéens en matière de préservation de
l’environnement côtier.
Le progrès économique et social que
connaissent tous les pays de la région confère au PAM
un rôle, de plus en plus important dans la protection de
cette zone contre la pollution et la dégradation de ses
ressources naturelles.
En dépit de sa faible étendue géographique,
la méditerranée a su, ces dernières années, se procurer
une place de choix dans l’économie mondiale. Le poids
économique et social croissant de la zone découle,
notamment, d’une activité industrielle intense (10ème
valeur ajoutée industrielle du monde) et du
développement touristique que connaissent les pays
côtiers méditerranéens. Ce progrès a intensifié la
pression anthropique exercée sur les écosystèmes marins
et a engendré, dans plusieurs pays méditerranéens, de
graves incidents écologiques, qui se sont traduits par
des problèmes de pollution marine et l’appauvrissement
de la biodiversité méditerranéenne.
L’envergure de ces problèmes
environnementaux, et leur amplification progressive, qui
s’est effectuée parallèlement au développement
socio-économique des pays méditerranéens, a suscité un
intérêt croissant au fil des années et a imposé la
coopération des pays riverains afin de mieux déceler et
identifier les sources de dégradation de l’environnement
méditerranéen et de coordonner les actions pour atténuer
les effets engendrés par les activités anthropiques,
lutter contre la pollution marine et la dégradation des
écosystèmes côtiers en méditerranée.
Depuis sa création, le PAM a contribué
activement à définir les défis auxquels sont confrontés
tout les pays de la région et à améliorer la coopération
méditerranéenne, en matière de préservation du littoral
méditerranéen. A l’égard de la plupart des pays
riverains, la Tunisie par sa forte implication dans les
projets inhérents au PAM, a bénéficié de beaucoup
d'avantages et d’incitations dans le domaine de
l’environnement marin. Ce qui lui a permis, de mettre en
place des mécanismes, des stratégies et des plans
d’actions efficaces pour l’application des méthodes de
production propre, de contrôle des rejets telluriques et
améliorer la protection et la gestion de la zone
littorale. Ces actions, menées dans le cadre du PAM,
sont venues renforcer les efforts déployés à l’échelle
nationale pour l’amélioration des conditions de vie de
la population côtière et leur permettre de tirer le
meilleur profit de la richesse naturelle méditerranéenne
toute en vivant en synergie avec leur environnement.
Également, nous avons pu constater que dans
les tous les programmes menés dans le cadre du PAM, les
actions visant la gestion des problèmes environnementaux
ont été basées sur les approches du développement
durable. Plusieurs moyens et outils ont été mis à la
disposition des pays, pour une meilleure intégration des
aspects environnementaux dans les activités économiques
et industrielles. On cite à cet effet la gestion
intégrée du littoral qui subit une pression croissante
due aux diverses activités économiques et urbaines.
Également, on notera l’intérêt croissant accordée à la
gestion rationnelle des ressources naturelles sensibles
telles que l'eau et les ressources marines vivantes, ou
d'autres domaines de développement, mis en relief par
l'Agenda Med 21 adopté à Tunis par la conférence
ministérielle "Med 21" en Novembre 1994, ou proposés par
la Commission Méditerranéenne du Développement Durable (CMDD).
C'est à travers sa participation à
l'élaboration de ces moyens et outils régionaux pour le
développement durable, et aux travaux de la CMDD, que la
Tunisie a acquis un certain savoir-faire en matière de
mise en pratique des approches du développement durable,
sectoriellement et territorialement. C'est ainsi que
"l'Agenda 21 National"
a été élaboré en s'inspirant de "l'Agenda Med
21"; les guides sectoriels de développement durable
représentent une adaptation aux réalités tunisiennes de
certaines propositions d'actions issues de la CMDD.
D’autre part, l'Observatoire Tunisien de l'Environnement
et du Développement Durable (OTEDD) est une adaptation
tunisienne de l'observatoire méditerranéen localisé an
centre du Plan Bleu pour assurer le suivi de l'état de
l'environnement et la mise en œuvre du développement
durable au niveau national en utilisant des indicateurs
appropriés élaborés dans le cadre de la coopération avec
le PAM. Cette coopération continue à travers
l'élaboration de la stratégie tunisienne du
développement durable qui vise la mise à jours de
"l'Agenda 21 National" et l'identification des approches
les plus opportunes pour mieux répondre aux besoins de
la mondialisation en garantissant à l'économie nationale
et aux entreprises productives du pays l'immunité
nécessaire, en terme d’innovation technologique, de
respect de l’environnement et de compétitivité.
Outre ces programmes élaborés dans le cadre
du PAM, la Tunisie a entrepris plusieurs initiatives
innovantes pour une meilleure protection de
l'environnement et une application réelle du
développement durable au niveau local et régional. Une
de ces initiatives étant l'élaboration pour chaque
région du pays (24 régions), selon un processus
participatif, d'un Programme Régional pour
l'Environnement (PRE). Ce programme, s’inspirant des
caractéristiques socio-économiques et environnementales
de la région, définit les défis au développement durable
et propose les actions prioritaires à entreprendre pour
renforcer la contribution de la région aux efforts du
développement du pays. On signalera, à ce propos,
l’élaboration des indicateurs régionaux de
l’amélioration des conditions de vie (IRACOV). Ces
indicateurs présentent, actuellement un intérêt
primordial pour la définition des priorités régionales,
aussi bien sur le plan socio-économique que sur le plan
environnemental.
La seconde initiative est le démarrage du
programme "Rivages de Tunisie" qui vise la préservation
des sites et paysages côtiers splendides selon une
approche de gestion intégrée qui allie les atouts des
espaces terrestres et marins au niveau de chaque site.
Le PAM est, ainsi, invité à orienter ses programmes vers
les spécificités locales des pays de la région ce qui
lui permettrait de diversifier et d'approfondir
davantage ses apports aux pays méditerranéens.

Mise
en œuvre du Mécanisme pour un Développement Propre (MDP)
en Tunisie
Avant
l’entrée en vigueur de la CCNUCC, la Tunisie a initié
une politique environnementale et énergétique à même de
contribuer à l’effort mondial de lutte contre les effets
adverses des changements climatiques. Cette politique
s’est appuyée sur la gestion écologiquement rationnelle
des déchets, la maîtrise de l’énergie, la promotion des
énergies renouvelables et le développement de la
couverture végétale et forestière.
Depuis sa ratification de la CCNUCC, la
Tunisie a consenti des efforts continus dans la mise en
œuvre de cette convention et a capitalisé des acquis
importants dont notamment :
- La préparation de la
communication nationale en novembre 2001 ;
- La réalisation de l’inventaire
national des émissions de GES pour les années 1994 et
1997 pour l’ensemble des secteurs concernés et l’année
2000 pour le secteur de l’énergie ;
- L’évaluation des potentiels
d’atténuation des émissions de GES pour les secteurs de
l’énergie, l’agriculture, les forêts, les changements
d’affectation des sols et les déchets ;
- La réalisation d’études de
vulnérabilité et d’adaptation aux effets adverses des
changements climatiques.
Par
ailleurs, et dans le cadre de la mise en œuvre du
Protocole de Kyoto, plusieurs activités ont été initiées
visant la mise en place des conditions favorables à
l’exploitation du potentiel d’atténuation des émissions
de GES et le développement de projets dans le cadre du
Mécanisme de développement propre (MDP) dont :
* L’élaboration d’un
portefeuille de projets d’atténuation des émissions de
GES en Tunisie dans les secteurs de l’énergie, du
transport, de gestion des déchets et des forêts ;
* L’élaboration d’un
portefeuille de projets admissibles au mécanisme pour un
développement propre dans le secteur de l’énergie ;
* La mise à jour du potentiel
d’atténuation des GES dans le domaine de l’énergie ;
* L’élaboration de 2
descriptifs de projets (PDD) relevant du MDP : un projet
de ferme éolienne de 90 MW et un projet de cogénération
dans une cartonnerie.
* L’élaboration d’un
portefeuille de petits projets MDP pouvant être mis en
œuvre rapidement par les acteurs nationaux;
* L’identification de projets
MDP dans le secteur des déchets ;
* La mise en place, en décembre
2004, de l’Autorité Nationale Désignée (AND) dont le
rôle est de vérifier la conformité des projets proposés
dans le cadre du MDP aux critères nationaux de
développement durable et d’émettre les actes
d’approbation en cas de satisfaction de ces critères.
Afin
d’améliorer le positionnement de la Tunisie sur le
marché mondial du carbone, le Ministère de
l’Environnement et du Développement Durable, qui abrite
le secrétariat permanent de l’AND, a consenti, depuis
l’entrée en vigueur du
Protocole de Kyoto,
des efforts soutenus pour faire connaître, à l’échelle
internationale, les opportunités nationales
d’investissement dans des projets MDP.
Ainsi, un accord avec la
Banque Mondiale est en cours de finalisation afin de
financer trois projets MDP en Tunisie, à savoir :
