Les mutations, qui concernent d'abord l'évolution démographique,
s'accompagnent d'un rythme économique et social qui confirme les
défis majeurs ayant caractérisé les plans de développement
précédents dans les domaines sensibles tels que l'emploi, l'énergie,
l'endettement. Ce rythme fait également apparaître de nouvelles
préoccupations en matière de préservation des ressources naturelles
et de l'environnement, de développement urbain et d'aménagement du
territoire,de compétitivité de l'économie nationale dans un marché
mondial de plus en plus ouvert et libre, de performance de
l'entreprise productive devant les enjeux de la mondialisation, de
coûts de la sécurité sociale pour une population en transition
démographique, ..
Ces évolutions sont basées également sur des projections en matière
d'enseignement, d'éducation, de culture, de formation, d'emploi, de
santé et d'équipements collectifs définissant les grands enjeux du
développement du pays dans le futur
que le
programme électoral de la Tunisie de demain pour la période
2004-2009 a bien définies dans ses 21 axes prioritaires qui
balisent les orientations et les choix sectoriels pour le
développement du pays pour la prochaine période de cinq ans.

La mise
en œuvre des programmes et actions indiqués par les objectifs ce ces
21 priorités stratégiques du pays tiens compte et intègre les autres
défis notamment ceux relatifs à la mobilisation des ressources
hydrauliques, à la conservation des eaux et des sols et des
ressources phytogénétiques, aux
perspectives énergétiques et à l'endettement. La stratégie du
maintien d'un niveau raisonnable de production agricole, et celle du
renouvellement et de la gestion rationnelle à grande échelle et dans
une perspective à long terme, des ressources naturelles à travers
des programmes pour la restauration, la sauvegarde et la
valorisation appropriée des sols, des forêts et des parcours suivant
les différents milieux naturels, présentent des enjeux importants.
En effet, l'ampleur de la désertification et de la dégradation des
différents écosystèmes, qu'il s'agisse des zones forestières du
Nord, des plaines steppiques et subsahariennes ou du littoral,
constitue une menace majeure pour la préservation des ressources en
eau et en sol et mettent en défi les objectifs du développement
durable.
Le défi
de la compétitivité de l'entreprise tunisienne vis-à-vis des marchés
étrangers et même national figure en premier ordre sur l'agenda
national confirmé par le programme électoral de la Tunisie de
demain. En effet les nouvelles orientations économiques et sociales
s'appuient sur un ensemble d'axes fondamentaux dont la libération
des initiatives et la promotion de l'entreprise, l'ouverture
économique accrue sur l'extérieur et la prise en compte des
dimensions sociales, culturelles et environnementales.

En ce qui concerne les perspectives, la Tunisie s'apprête à
affronter l'ère post-pétrolière. Ces perspectives énergétiques
commandent ainsi le choix d'un modèle de croissance "sobre en
énergie", reposant prioritairement sur les secteurs à forte valeur
ajoutée et à faible intensité énergétique. Ceci nécessite beaucoup
d'efforts pour infléchir les comportements des différents acteurs et
en particulier les investissements vers des techniques et des
procédés de fabrication à faible intensité énergétique et pour
renforcer les programmes d'économie d'énergie et la promotion des
énergies nouvelles et renouvelables.
La question de l'endettement constitue également un enjeu important
pour les perspectives économiques du pays et exige du pays à suivre
une ligne de développement mesuré et qui tient compte des équilibres
financiers du pays ce qui constitue également un grand défi.
Parmi
les ambitions qui constituent ces défis, il y a la volonté
d'accélérer le rythme de croissance économique afin d'accéder à un
nouveau palier qui soit de nature à permettre de faire face au défi
de l'emploi pour résorber le chômage, d'assurer l'élévation des
niveaux de vie et de revenu d'une population de plus en plus
exigeante.
L'aménagement du territoire apparaît de plus en plus comme un outil
privilégié de prospective devant permettre d'anticiper et de
maîtriser l'impact des mutations socio-économiques et de préparer
les conditions spatiales d'un développement économique et social
harmonieux et équilibré.