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Autres réalisations dans le domaine de lutte contre la pollution atmosphérique  


Plusieurs projets et actions de lutte contre  la pollution atmosphérique notamment dans  les grands pôles industriels ont été initiés ou  concrétisés parmi lesquels on peut citer :

        Le projet de réduction à hauteur de 65% des  émanations d’oxyde sulfurique et la réduction  à hauteur de 50% des rejets d’ammonium  dans les usines de traitement du  phosphate à Gabès,
        La fermeture de l’usine NPK à Sfax,


        L’installation dans plusieurs cimenteries de  filtres pour réduire les émissions de poussières,


        L’application d’une nouvelle méthode d’enrichissement  du phosphate visant à éviter les  émissions de poussières à Gafsa.

Au niveau des petites et moyennes industries,  outre l’assistance technique directe, les aides  financières fournies par le fonds de lutte contre  la pollution ont atteint un million de dinars.  Elles ont intéressé des investissements pour  l’élimination de la pollution atmosphérique.

Limitation de la pollution due aux moyens de  transport

En raison de l’importance du secteur des  transports qui consomme environ 33% de  l’ensemble de l’énergie, un programme national  pour la promotion de l’utilisation des carburants  propres a été mis en place. Les objectifs  visés sont de diminuer à moyen terme les  émissions des gaz d'échappements de véhicules en  réduisant le taux de plomb dans l’essence de  0.5g/l à 0.15g/l et le taux de soufre dans le  gasoil de 1% à 0.3%.

Actuellement les normes tunisiennes élaborées en 2004 autorisent 0.4 g/ litre de plomb dans l’essence et 0.35% de soufre dans le gazoil

De même et en vue de réduire la pollution due aux émissions de SO2 dans les villes, un projet pilote intégrant le gaz naturel comme carburant a été  lancé. Un projet pilote de la STEG a consisté en l’acquisition de 7 véhicules bi-carburant (gaz naturel-essence) et la conversion de 5 véhicules.

Les Etudes

L’étude de la pollution atmosphérique en  Tunisie, effectuée en 1994, a évalué le niveau  de cette pollution et identifié les sources  d’émission constituées notamment par les  grandes industries et les moyens de transport.

Un inventaire national des gaz à effet de serre  a été réalisé dans le cadre de la convention cadre sur les changements climatiques. Cet  inventaire a démontré l’importance du secteur  de l’énergie dans les émissions globales suivi  par les industries de transformation et le secteur  des transports.

Une étude sur l’opportunité de remplacer le  fuel lourd par le gaz naturel dans l’industrie a  été également achevée  en 2004. cette étude a identifié les entreprises consomateurs du fuel et leurs émissions en SO2, elle a aussi analysé la faisabilité de quelques scénarios de réduction de SO2 dont en particulier les scénarios de substitution du gaz naturel par le fuel lourd.

Une étude relative à l’amélioration de la qualité de l’air dans la région de Bizerte a été lancée  fin de l’année 2004.