Par
leur diversité les écosystèmes méditerranéens présentent une
importante richesse écologique spécifique qui les place juste après
les écosystèmes tropicaux. Cependant, dès les années soixante dix, le
programme des Nations Unies pour l'Environnement à classé cette zone
parmi les cinq régions du monde où les problèmes environnementaux, y
compris l'appauvrissement de la Diversité Biologique, sont les plus
préoccupants. Maintenant, il est démontré que cette région
biogéographique et d'une façon toute particulière, les écosystèmes
de sa rive sud, avec leurs composantes continentale et marine, sont
l'objet d'une dégradation avancée. Leurs biocénoses sont elles-mêmes
en voie de régression et comptent un grand nombre d'espèces rares,
voire vulnérables, en cours d'extinction. En outre,
l'interdépendance entre l'évolution régressive des écosystèmes
marins et continentaux est bien établie depuis que la preuve a été
donnée que les activités terrestres de la pollution des pays
riverains étaient la cause d'importantes dégradations marines.

En
conséquence, l'importance que revêt aujourd'hui la diversité
biologique aux plans régional et national est bien reconnue et elle
est devenue un sujet essentiel pour les planificateurs de la gestion
des ressources naturelle et du développement durable.
La
Tunisie, consciente de ce constat général et particulièrement de
l'évolution régressive de sa Diversité Biologique et des menaces qui
la guettent, s'est forgée depuis une
dizaine d'années une politique environnementale résolue, et s'est
engagée, en ratifiant (1993) la convention des Nations Unies sur la
diversité biologique, à élaborer une stratégie et un plan d'action
national, conformément à l'article 6 de cette Convention.
Ainsi la monographie nationale a été élaborée en 1995 suivi par la
stratégie et le plan d’action national sur la diversité biologique
achevés en 1998. Ces documents ont constitué une base de travail
assez importante durant la dernière décennie (1998-2008). Le
Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (DGEQV) a
entrepris durant l’année 2007 les procédures nécessaires en vue de
l’actualisation de l’étude et du plan d’action national pour
incorporer les nouveaux enjeux et tendances qu’à connu la
biodiversité que ce soit à l’échelle internationale, régionale qu’à
l’échelle nationale