Le principe de participation à la promotion du Développement
Durable est partagé en Tunisie par un grand nombre d'opérateurs
privés. Dans les faits, de grands pas ont été franchis pour
mettre ce principe à exécution.
La décennie 90 a été consacrée à la mise en place d'une panoplie
impressionnante de mesures incitatives et coercitives pour mener
les opérateurs économiques à minimiser les rejets polluants, les
nuisances et risques divers pour l'environnement et pour adopter
des modes de production, faibles consommateurs de ressources
naturelles et énergétiques et préservant, les équilibres
écologiques.
A côté du parachèvement de cet arsenal de mesures réglementaires
et financières, la décennie 2000-2010 sera consacrée à
l'encouragement des initiatives privées volontaires, liées aux
procédés et aux produits, négociées avec le Ministère de l'Environnement
et du Développement Durable et facilitées
par les organisations professionnelles, notamment les
différentes structures de l'Union Tunisienne d'Industrie de
Commerce et de l'Artisanat ou les entreprises (pour les plus
importantes).
Les accords de l'OMC comportent des dispositions touchant à des
préoccupations environnementales et de développement durable.
L'adaptation des entreprises tunisiennes aux exigences du marché
et le renforcement de leur compétitivité dans le cadre de la
zone de libre échange euro-méditerranéenne et du commerce
mondial, passe donc nécessairement par leur adhésion volontaire
à des modes de production respectant les dispositions
écologiques contenues dans les accords de L'OMC.
La prise en compte des préoccupations environnementales au
niveau du secteur privé en général et de l'entreprise en
particulier exige une adhésion de ces derniers aux approches du
développement durable à travers l'établissement d'outils et de
mécanismes de partenariat entre les différents acteurs ; ce
partenariat couvre en outre les préoccupation sociale ce qui a
permis de garantir un climat social viable entre les ouvriers et
le patronat.