Conséquences de la dégradation de
la couche dozone
L’appauvrissement de la couche d’ozone entraîne une augmentation
des rayonnements ultraviolets atteignant la Terre. Il en résulte
des conséquences graves sur la santé et sur l’environnement dont
nous citons à titre d’exemple :
La
formation de cataracte,
La
destruction de l’ADN génétique,
L’altération du système immunitaire et cancer de la peau,
Les
conséquences néfastes sur les écosystèmes aquatiques et sur la
productivité des zones de pêche,
Le
changement de la composition chimique de la troposphère,
Les
changements climatiques.
Toute diminution de 1% de la quantité d’ozone provoque une
augmentation de 1.3 à 1.8% des rayons ultraviolets (type B) qui
atteignent la terre, ce qui provoque une augmentation d’environ 2%
des cas de cancer de la peau.
Cadre Juridique
Devant l’importance du phénomène et du danger qui menace le monde,
la communauté internationale a donné son accord pour l’élaboration
d’un plan d’action visant à réduire la fabrication des produits qui
dégradent la couche d’ozone. C’est ainsi que le protocole de
Montréal a été adopté le 16 septembre 1987. Ce protocole et ses
amendements successifs ont recommandé de diminuer fortement la
production et l’utilisation du Chloro Fuoro Carbonne (CFC), des halons et autres produits
qui érodent la couche d’ozone.
La Tunisie a approuvé :
Le
Protocole de Montréal relatif aux produits qui dégradent la
couche d’ozone, signé le 16 septembre 1987.
La
Convention de Vienne pour la protection de la couche de l’ozone
signée le 25 septembre 1989.
Les
amendements de Londres du 15 juillet 1993.
Les
amendements de Copenhague du 2 février 1995.
Les
amendements de Montréal du 19 octobre 1999.
Efforts nationaux pour la protection
de la couche dozone
La Tunisie
fut parmi les premiers pays à adhérer à la
Convention de Vienne et
au
Protocole de Montréal. Une unité de protection de la couche
d’ozone a été mise en place au sein de l’Agence Nationale de
Protection de l’Environnement pour assurer le suivi des
résolutions issues des réunions des parties signataires du
Protocole de Montréal et des décisions de la commission exécutive.
Elle est également chargée du suivi des projets d’investissement
visant à limiter l’utilisation de produits qui dégradent la couche
d’ozone. Cette unité travaille en étroite collaboration avec les
entreprises tunisiennes et les agences chargées du contrôle de
l’importation des équipements et des produits qui portent atteinte
à l’ozone etc..
Un
inventaire a été effectué en vue d’identifier les entreprises
industrielles et les secteurs utilisant ces produits. Il s’agit
notamment des secteurs du froid, de la climatisation, de la
fabrication de mousses, des aérosols, des instruments d’extinction
des incendies et du jardinage.
La Tunisie
a entrepris, en collaboration avec les agences d’exécution (la
Banque Mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour le
Développement Industriel) la réalisation de 41 projets couvrant
plusieurs secteurs. Ces projets permettront la destruction de 974
tonnes de produits dangereux pour la couche d’ozone.