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PRINCIPALES ACTIVITES  

Le littoral tunisien, espace d'habitats et de loisirs, est aussi une zone d'échanges maritimes, un domaine de pêche, de conchyliculture et d'aquaculture. Il est également un lieu privilégié d'implantations industrielles et touristiques ; les activités humaines en Tunisie ayant de plus en plus tendance à se concentrer dans cet espace réduit.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'urbanisation

La Tunisie a connu un développement urbain assez soutenu durant les dernières décennies. Depuis 1975, le pays compte plus de zones urbaines que de zones rurales. Actuellement, trois personnes sur cinq résident en ville. La population urbaine est ainsi passée de 1,4 millions d'habitants en 1956 à 2,7 millions d'habitants en 1975 et à 5,4 millions d'habitants en 1994. En 2004, le nombre total d’habitants a atteint 9.9 millions dont 6,4 millions dans le milieu urbain

La concentration des villes s'est faite sur l'axe littoral qui regroupe les plus grandes villes et les centres économiques les plus dynamiques. Le littoral accueille 76% de la population urbaine et les cinq villes de plus de 100 000 habitants (Tunis, Sfax, Sousse, Bizerte, et Gabès)
Le Grand Tunis
plus que 2 millions d'habitants, qui représente environ le tiers de la population urbaine totale.

Sur les treize gouvernorats côtiers, seuls les gouvernorats de Sousse et de Gabès s'illustrent par des taux de croissance urbaine supérieurs à 3%, entre 1984 et 1994,, avec respectivement des taux de 4,31% et 4,77% .

Cette modération de la croissance urbaine se retrouve au niveau des grandes villes littorales telles que Tunis (2.7%), Sfax (2.2%), Nabeul (2.3%), Mahdia (1.9%)
En revanche d'autres villes continuent de polariser des flux migratoires parmi lesquelles Sousse (4.1%), Hammamet (4.2%), Monastir (3.6%) et Gabès (3.4%).
Cette croissance traduit l'attractivité des pôles touristiques (Sousse, Hammamet et Monastir) et industriels (Gabès)
Le rythme de croissance urbaine modéré est un trait récent de l'évolution des villes littorales, qui, au cours des années 70, étaient caractérisées par des rythmes soutenus de croissance, à l'instar de Tunis, qui, entre 1975 et 1984, avait un taux annuel de croissance de 3,3%
Voir les statistiques de l’INS (Institut National des Statistiques).

En dépit de cette modération de croissance, l'urbanisation a de multiples effets, à la fois, sur le littoral marin et sur le littoral terrestre

 

Le tourisme

La position géographique de la Tunisie, ses atouts naturels et sa civilisation millénaire constituent les fondements de l'essor de l'activité touristique qui a mobilisé durant plus de quarante ans, les efforts conjugués de l'Etat et des privés.

En 1962, le tourisme avec 52000 entrées et une offre de 4000 lits, ne rapportait que 2 millions de dinars. En 1998, avec environ 5 millions de visiteurs et une offre de 185000 lits. Ce développement fait de la Tunisie la première destination africaine et arabe des Européens.

Les activités touristiques sont essentiellement littorales en Tunisie, puisque 95 % des lits se trouvent concentrées sur la côte Est, et notamment à :

Nabeul-Hammamet (24%)
DJerba-Zarsis (22%)
Sousse-Monastir-Mahdia et Sfax (36%)
Tunis-Zaghouan (10%)
Tabarka -Ain Drahem (2%)

Les perspectives de développement prévoient la création de nouvelles zones touristiques, programmées le long du littoral avec une capacité de 200.000 lits en 2015.
Les nouvelles zones touristiques concernent, au Nord-Ouest Zouarâa, au Centre Selloum et Hergla, dans le Sahel Ras Dimas et la zone de Ghedhabna au Sud de Mahdia.
Bien que le tourisme représente une activité économique importante pour le pays, il n'en demeure pas moins que les pressions, générées par cette activité sur l'environnement sont importantes et concernent plus particulièrement :

les pressions foncières ;
l'érosion des côtes ;
les rejets d'eaux usées épurées

 

L'industrie

L'Agence Foncière Industrielle (AFI) a aménagé 55 zones industrielles totalisant une superficie d'environ 1800 ha soit une capacité d'accueil de 2500 entreprise. Parmi ces zones 27 sont localisées sur le littoral et sont à l'inverse des zones intérieures, entièrement occupées.
67% des activités industrielles sont installées sur le littoral

L'agriculture et la Pêche

Sur les 1300 km de côte tunisiennes, sont installés 41 ports de pêche soit en moyenne un port tous les 30 km dont 10 ports hauturiers. Outre cette infrastructure portuaire, il existe plusieurs sites de pêche artisanale et des installations d’aquaculture à terre ou en cage en mer.

La pêche occupe une place importante dans l'économie tunisienne puisqu'elle représente en 2006 8% de la valeur de la production agricole avec une quantité débarquée de 111 000 tonnes représentant une valeur de 3602 millions de Dinars. Les exportations du secteur de la pêche ont atteint en 2006 la valeur de 234 millions de Dinars ce qui totalise 15% des exportations des produits alimentaires.,Le secteur génère 100 000 emplois (dont 60 000 directs) et compte plus de 11300 unités de pêche et occupe le deuxième rang dans les exportations de produits agricoles.

Il est a signaler que l'essentiel de la production nationale (92,5%) revient aux trois principaux types de pêche :

A:\..\..\..\environnement sur Baleji\images\bug1.gifla pêche côtière qui utilise  10500 embarcations de petite et moyenne taille avec et sans motorisation à Bord. Ce type de pêche est le plus important tant du point de vue économique (44,5% de la production) que social (plus de 80% de la main d'œuvre permanente)
A:\..\..\..\environnement sur Baleji\images\bug1.gifla pêche des poissons bleus ou des poissons pélagiques de petite taille. Les ressources ciblées sont essentiellement la sardine, le maquereau. Cette pêche, contribue pour 32,5% à la production et emploie environ 4500 personnes à bord de 368 unités (des lamparos essentiellement)
A:\..\..\..\environnement sur Baleji\images\bug1.gifla pêche au chalut qui est pratiquée par environ 400 unités de longueur supérieure à 15 mètres évoluant principalement en dehors des espaces maritimes réservés à la pêche côtière (plus de 50 m de fond au sud et au delà de 3 miles marins au large des côtes est et nord. Les prises sont essentiellement benthiques.
Les espèces destinées à l'exportation sont particulièrement: la crevette, la poulpe et la seiches. Elles contribuent à hauteur de 18,3% de la production nationale.

Au plan régional, le sud du pays (Gouvernorats de Sfax, Gabès et Médenine) totalise à lui seul près de 55% de l'ensemble de la production nationale. En revanche, les régions Est (Gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia) et Nord (Gouvernorats de Jendouba, Bizerte, Tunis et Nabeul) n'en représentent respectivement que 36% et 9%.

L'effort de pêche auquel est soumise la région Sud et plus particulièrement le golfe de Gabès est dû principalement à :

A:\..\..\..\environnement sur Baleji\images\bug1.gif La haute valeur commerciale des espèces qui y abondent telles que les crustacées, les céphalopodes qui font l'objet d'une pêche ciblée.
A:\..\..\..\environnement sur Baleji\images\bug1.gif La clémence des conditions climatiques et la nature des fonds favorables permettant un accès facile aux ressources en question.
A:\..\..\..\environnement sur Baleji\images\bug1.gif L'ancrage des traditions de pêche dans la région et l'abondance des services en amont et en aval de l'activité de production (réparation, approvisionnement en intrants, etc.).

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