Les programmes définis dans le plan d'action et considérés comme
étant prioritaires sont en partie en cours de mise en œuvre et ce
comme suit :
Conservation in-situ de la diversité biologique.
Projet
gestion des aires protégées. (FEM/Banque Mondiale).
Objectif:Améliorer
la conservation de la diversité biologique en Tunisie à travers la
gestion écologique et participative des aires protégées , développer
et exécuter des programmes de sensibilisation pour le public et la
population limitrophe des parcs nationaux de Ichkeul (Bizerte), de
Bouhedma (Sidi Bouzid et Gafsa) et de Jbil (Kébili)
Projet
de protection des ressources marines et côtières du Golfe de Gabès.
(FEM/Banque Mondiale).
Objectif:
Établir un système fonctionnel intégré de suivi et de gestion
participative couvrant la région du projet pour mieux gérer le
patrimoine biologique dans la région du Golfe de Gabès.
Projet
amélioration des conditions de vie et de l'environnement de la
population limitrophe au parc national d'el Feija
Objectif:
Ce projet vise notamment la mise en place de micro-projets au profit
de la population limitrophe du parc national d’El Feija en vue
d'atténuer la pression exercée sur les écosystèmes naturels et sur
la diversité biologique au sein de ce site.
Objectif:
Conservation ex-situ de la diversité biologique.
Création
de la banque nationale de gènes
La création de la banque nationale des gènes est l’une des
principales réalisations nationales dans le domaine de la protection
des ressources génétiques.
Cet établissement a été créé en vertu du décret N°1748 du 11 août
2003 et a été inauguré par son Excellence Monsieur le Président de
la République à l’occasion de la fête de l’arbre en novembre 2007.
Le décret, portant organisation scientifique, administrative et
financière de la banque nationale des gènes, a été publié le 29
janvier 2007.
La banque nationale des gènes comporte des laboratoires
scientifiques pour étudier les ressources génétiques, des chambres
froides pouvant conserver jusqu’à 200 mille accessions.
L’activité de la banque sera axée sur un réseau de groupements
biologiques (collections actives, jardins botaniques, arboretum,
aires protégées et parcs nationaux…).
Ces structures sont de nature à consolider les mesures pratiques
visant à conserver, à développer et à valoriser les ressources
génétiques, à en vérifier l’origine, à réintroduire les espèces
disparues, à consolider les capacités nationales, à réaliser la
complémentarité entre les différentes institutions scientifiques et
les établissements publics opérant dans ce domaine et à organiser et
à définir les mécanismes d’échange et de commerce des ressources
génétiques.
Mise
en œuvre du programme national des jardins botaniques
Objectif:
ce programme vise la conservation ex-situ des espèces locales et/ou
ayant un intérêt écologique et économique. 12 jardins botaniques ont
été crée depuis 1998 répartis sur tout le territoire tunisien.
Biosécurité.
La
Tunisie s’est engagée dans un processus visant à assurer les
conditions réglementaires appropriés pour une gestion contrôlée des
Organismes Génétiquement Modifiées (OGM) et/ou produits issus d’OGM afin de garantir la préservation de
la santé humaine, de la biodiversité et d’assurer une transparence
vis-à-vis du consommateur
Elaboration
d'un cadre juridique national sur la biosécurité
qui est
en conformité avec les dispositions du protocole de Cartagèna sur la
prévention des risques biotechnologiques. Ce cadre juridique
permettra d’encadrer et de contrôler de manière adéquate
l’utilisation confinée, la dissémination volontaire, la
commercialisation, l’importation, et le transit des OGM, avec
notamment la création de la Commission Nationale de Biosécurité (en
cours de parution).
Création
d’un Comité National sur la Biosécurité suite aux recommandations du
CIM du 15 septembre 1999 sous l’égide du Ministère de
l'Environnement et du Développement Durable pour examen de la
question des OGM;
Ratification du
protocole de Cartagéne
sur la prévention des risques biotechnologiques (le 25 juin 2002):
Objectif:
Contribuer à assurer un degré adéquat de protection pour le
transfert, la manipulation et l’utilisation sans danger des OGM
résultant de la biotechnologie moderne qui peuvent avoir des effets
défavorables sur la conservation et l’utilisation durable de la
diversité biologique, compte également des risques pour la santé
humaine, en mettant plus précisément l’accent sur les mouvements
transfrontières.
Projet sur
le renforcement des capacités nationales aux fins de l’application
efficace du Protocole de Carthagène sur la Prévention des Risques
Biotechnologiques et du Cadre Juridique National sur la Biosécurité.
(Projet FEM/ PNUE)
Projet
sur le renforcement des capacités nationales pour la mise en place
d'un Centre d'Echange sur la prévention des Risques
Biotechnologiques (projet FEM / PNUE)
Objectif: Mettre en place un
mécanisme d'échange d'informations pour aider les parties à en
appliquer les dispositions du protocole et faciliter l'échange
d'informations ainsi que de données d'expérience relatives aux OGM
Conservation de l'agro-biodiversité.
Etude relative à l'inventaire des ressources génétiques agricoles
rares et menacées (animales domestiques et végétales cultivées) et
élaboration d'un plan d'action pour leurs conservation et
valorisation.
Objectif:
L'objectif de cette étude est la protection, la préservation et la
valorisation des ressources génétiques agricoles menacées. Cette
étude permettra d'établir une méthodologie permettant d'inventorier
et d'identifier ces ressources génétiques et d'identifier les
savoirs faire et les connaissances traditionnelles de l'utilisation
et de ces ressources.Prévention et lutte contre la pollution du
milieu naturel (écosystèmes et espèces).
Etude pour l'élaboration d'une stratégie nationale sur l'utilisation
et le stockage des pesticides dans le milieu naturel et agricole.
Cette étude a pour objectif l'élaboration d'une stratégie et d'un
plan d'action en vue de rationaliser l'utilisation et le stockage
des pesticides et d'atténuer leurs effets nocifs sur
l'environnement, la diversité biologique en tenant compte de la
santé humaine
Auto évaluation
nationale des capacités à renforcer pour gérer l’environnement
mondial
L’objectif
principal du projet ANCR est d’identifier
et d’analyser
les besoins et d’analyser
les besoins en renforcement de capacité liés à la mise en œuvre des
trois conventions de RIO et de préparer une stratégie nationale
ainsi qu’un
plan d’action.
De plus, le projet déterminera les mécanismes nécessaires à mettre
en place aux niveaux institutionnel et opérationnel afin de répondre
aux contraintes posées et cherchera à créer des liens et des
synergies entre les trois conventions.
Le projet constitue la première
étape d’un
processus national qui a mis l’accent
sur les aspects synergiques aux trois conventions après une
fragmentation
dans l’approche
qui a été à l’origine
de beaucoup de retard dans la mise en œuvre des trois conventions de
Rio.
Les principaux
résultats sont les suivants :
A/ Une analyse succincte des
progrès faits concernant la mise en œuvre des trois conventions et
leurs aspects synergiques et inventaire des activités réalisées en
matière de renforcement de capacité sur le plan :
juridique, institutionnel et technique ;
Parmi les besoins prioritaires on
reconnait :
·
Le renforcement des
capacités en matière d’information
et de communication sur les trois conventions ;
·
Le rapprochement des plans d’intervention
régionaux en matière de lutte contre la désertification, de
diversité biologique et des CC en mettant en œuvre des
projets pilotes pour initier les opérateurs à ce
rapprochement ;
·
Le renforcement des
commissions régionales de LCD au sein des conseils des
gouvernorats et l’élargissement
de leurs prérogatives pour couvrir les trois conventions.
B/ Elaboration de la stratégie et
des plans d’action
sectoriels et en termes de synergie :
Sur le plan technique :
·
Valorisation des similitudes
entre les trois conventions ;
·
Renforcement de la coordination
par la création d’une
structure spécialisée ;
·
Harmonisation des systèmes d’observations
précoces et de bases de données d’alertes ;
·
Sensibilisation du public ;
·
Renforcement de la coopération
régionale dans un cadre synergique ;
Huit axes stratégiques ont
été identifiés par l’étude
pour renforcer les capacités en synergie :
·
Ingénierie des projets de
synergie ;
·
Des mécanismes et des
procédures de modélisation de financements,
·
Des connaissances techniques
et scientifiques dans le cadre de l’approche
synergie ;
·
Des capacités de communication
et sensibilisation ;
·
Etudes environnementales d’impact ;
·
Appui aux entreprises du
secteur privé ;
·
L’appui
aux associations.
C/ l’identification
de 12 projets prioritaires pour renforcer les capacités nationales
dans les domaines de synergie, développés selon un processus
participatif.